Fondation de France

La Fondation de France a été créée en 1969 pour encourager le développement du mécénat privé sous toutes ses formes. Elle joue un rôle de médiateur et d’impulsion entre d’une part, les intentions généreuses des particuliers comme des entreprises et d’autre part, des besoins de société.

Aujourd’hui la Fondation de France est très engagée dans le domaine de la solidarité auprès des personnes en situation d’exclusion économique et sociale, des personnes âgées, des personnes handicapées et en faveur des enfants.

Ses domaines d’intervention couvrent également la santé, la recherche médicale et scientifique, la culture et l’environnement.

Organisme privé et indépendant, la Fondation de France ne peut agir que grâce à la générosité des donateurs. En 2001, grâce aux dons et legs reçus, elle a financé 5800 actions pour un montant de 58 millions d’Euros.

actu

Séisme Italie : la Fondation de France ouvre un compte pour venir en aide aux sinistrés

Dans la nuit du dimanche au lundi 6 avril, un séisme a frappé les Abruzzes (centre) en Italie, le plus meurtrier dans le pays depuis 30 ans.
Le bilan est très lourd : près de 300 morts, 28 000 sans abris, et d’importants dégâts matériels sont à déplorer.
Forte de ses expériences précédentes en faveur des personnes sinistrées suite aux catastrophes naturelles, la Fondation de France ouvre un compte et accepte tout don effectué en faveur des personnes sinistrées du séisme : ils seront redistribués aux associations italiennes venant en soutien aux familles les plus vulnérables.
La Fondation de France suivra de près l’évolution des besoins et la réponse des associations à la situation des personnes sinistrées les plus en détresse. Elle affectera les dons à une ou plusieurs associations de proximité ou de secours aux plus démunis (centres sociaux, associations caritatives…).
Elle pourra ainsi faciliter le retour à une vie quotidienne normale des personnes les plus fragiles afin de les empêcher de basculer dans une situation dont elles ne pourraient se relever toutes seules.

Les Bourses déclics jeunes 2008

Les Bourses déclics jeunes de la Fondation de France aident des jeunes de 18 à 30 ans à réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers.
C’est en 1975, grâce à la généreuse donation de la collection d’oeuvres d’art de Léon Salavin et Jeanne Fournier, son épouse, que les Bourses déclics jeunes de la Fondation de France ont été initiées.
Conscients qu’on ne peut pas laisser les jeunes sans perspectives, sans projets mobilisateurs, sans vision d’avenir, d’autres mécènes s’associent à l’action des Salavin-Fournier.

Les deux-mille-huitards sont généreux

Mai 68, nous avions vingt ans. Nous en avons soixante. Mais est-ce une raison pour régler leur compte aux soixante-huitards, pardon, aux deux-mille-huitards ? L’angle d’attaque est connu : généreux à vingt ans, radins à soixante.

La vérité oblige à décevoir les amateurs de renversements historiques. Bien que reprise par beaucoup depuis une dizaine d’années, l’idée d’une génération devenue férocement égoïste à force de cultiver l’épanouissement individuel est une idée fausse. Les deux-mille-huitards ont roulé leur bosse, ils n’ont pas pour autant cadenassé leurs poches.

Les enquêtes sur le don, réalisées par TNS SOFRES pour la Fondation de France, montrent qu’ils sont, de ce point de vue, ni plus ni moins dans la continuité des générations précédentes. Très classiquement, la proportion de donateurs augmente avec l’âge : elle est de 22% chez les moins de 25 ans, 32% dans la tranche 25-34 ans, 38% chez les 35-49 ans, 42% de 50 à 64 ans, et 45% à partir de 65 ans.

S’ils donnent comme leurs prédécesseurs, les deux-mille-huitards, baby boom oblige, sont plus nombreux à basculer dans « l’âge du don ». Dans la tranche 55-65 ans, la taille des cohortes est d’environ 500 000 par année d’âge, contre 250 000 avant. Le secteur de la solidarité devrait en bénéficier à fond, à condition de bien comprendre les ressorts de cette génération et la façon nouvelle dont elle appréhende la question du don.

Car cette génération est généreuse différemment. Comment pourrait-il en être autrement, s’agissant de la même génération, qui, après avoir contesté le don privé au nom du combat politique, a engendré de nouvelles formes d’action humanitaire ? Les enquêtes qualitatives menées auprès des donateurs de cette tranche d’âge montrent une série de traits spécifiques.

Notre génération est engagée, mais pas dogmatique. Pragmatique, mais pas cynique. Elle accepte l’expérimentation et les idées neuves, avec lesquelles elle s’est toujours identifiée. Elle cultive l’empathie, qui rapproche, plus que la compassion, qui rabaisse. Elle répugne à entrer dans des logiques d’appartenance communautaire. Elle se méfie de la bonne conscience. Elle ne veut pas donner pour se décharger de son émotion et se désintéresser par la suite de ce qui arrive. Elle donne plus par plaisir que par devoir, mais c’est dans la rationalité du don qu’elle trouve son plaisir.

En dehors de la prise en charge des situations d’urgence, la génération 68 cultive le refus de l’assistanat. Aux opérations grandioses, elle préfère les solutions concrètes et durables, à travers des projets de dimension humaine, adaptés aux besoins des populations. Notre génération a aussi ses blessures : elle n’a pas traversé impunément l’ère du chômage de masse, de la précarité, des dislocations familiales… Ainsi, les 55-65 ans, lorsqu’on leur demande leurs priorités en tant que donateurs, citent en premier l’aide aux personnes âgées (48%), malades (41%) ou handicapées (41%). Mais aussitôt après viennent l’aide aux personnes en difficulté sociale (37%), aux mal-logés (35%), la protection de l’enfance (34%), l’environnement (31%), l’éducation (31%) et les droits des l’homme (24%).

Les deux-mille-huitards se sont transformés de concert avec la société. Leur maturité s’applique aussi à leur relation au don, à la sollicitation associative et à son efficience. On peut leur parler d’argent sans détours et sans les effaroucher. Mais il faut aussi leur donner des arguments, des preuves, des informations. Non pas pour les rassurer sur l’utilisation honnête de leurs dons : on n’en est plus là, les grands réseaux associatifs ont établi la transparence sur leurs finances. Mais pour démontrer que leurs dons sont efficaces, que leur argent « fonctionne », qu’il a des conséquences concrètes sur la cause à laquelle ils ont souscrit, le terrain dont ils ont voulu se soucier, les acteurs qu’ils ont choisi de soutenir, les gens qu’ils ont décidé d’aider…
Il appartient aux ONG, aux réseaux associatifs, au secteur de la solidarité dans son ensemble, de répondre à ce besoin d’être informé au plus près. La génération 68 a grandi dans l’idée du « village planétaire » avant d’en avoir les outils. Les technologies lui permettent désormais à tout moment, pratiquement en temps réel, de recevoir les « remontées du terrain ». Il faut les lui donner. En elle-même, l’information ne règle pas les problèmes. Mais elle permet de rester réaliste, donc, comme chacun sait, de continuer à demander l’impossible.

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